l'association rapport d'activité 2018 nettoyage de printemps projet de concassage à Kerustantin tous les dossiers liens     contact

Projet de mise à 2x2 voies de la D769 :

Ecrivez au Président du Conseil départemental

 

Vous trouverez ci-dessous un modèle de lettre reprenant les principales revendications des riverains et de l'ADEC, soutenues par le Conseil municipal.

Libre à chacun de compléter le texte ou de l’adapter à son cas personnel et à ses priorités. Il nous semble mieux que ce ne soit pas toujours le même texte qui sera adressé.

 
La lettre sera à adresser préférentiellement par courrier postal à

M.le Président du Conseil départemental, 2 rue de Saint-Tropez, CS 82400, 56009 Vannes Cedex.

avec copie par courrier électronique au directeur des routes  Xavier.DOMANIECKI@morbihan.fr 
 
N’hésitez pas à diffuser cette proposition de lettre autour de vous.   Plus il y aura de courrier reçu, mieux cela sera.

 

   
Nom et adresse de l'expéditeur

 

 

Objet  : mise à 2x2 voies de la D769

 

 

Caudan, le

 

 

 

 

Monsieur le Président du Conseil départemental,

 

 

 

Suite à l'enquête publique sur la mise à 2x2 voies de la D769 entre le giratoire du Moustoir et l'échangeur de Kergoal, commune de Caudan, Mme la commissaire-enquêtrice a rendu le 26 avril dernier un avis favorable.

Cet avis contient les réponses des services départementaux aux demandes exprimées par les riverains, les associations et le Conseil municipal. Ces réponses sont toutes négatives et exprimées avec un tel aplomb technocratique que la commissaire-enquêtrice elle-même a regretté le «  manque de bienveillance  » et estimé que «  le département pourrait faire preuve d'un minimum de compréhension pour tenir compte des anxiétés des riverains  ».

Le projet en l'état est inacceptable.

Les nuisances sonores sont déjà importantes le long de cet axe, comme le soulignent les données de l'étude d'impact : le bruit dépasse presque partout 60 décibels en journée et dépasse parfois 54 décibels la nuit. Ces mesures de bruit ont été effectuées en 2010-2011 ; or depuis cette date, le trafic a augmenté. De plus, elles ont été prises sur 3 jours seulement, alors que le bruit peut varier en fonction des conditions météorologiques.

Nous demandons que des mesures nouvelles soient faites pour mesurer l'impact sonore réel de la route et évaluer ce qu'il sera à l'issue de travaux qui vont encourager l'étalement urbain et donc le trafic. Ces mesures devront relever les pics, particulièrement gênants, plutôt que d'établir des moyennes.

Nous demandons que la vitesse soit impérativement limitée à 90 km/h.

La proximité de l’agglomération, le trafic que cela engendre, les nuisances et pollutions qui en résultent imposent qu’au droit de Caudan – donc entre l’échangeur de Kergoal et le giratoire du Moustoir – la vitesse soit limitée à 90 km/h, comme c’est le cas sur la N165 au droit de Vannes et de Lanester, ou sur la D768 à Pontivy.

Une telle limitation réduirait le bruit. Les études montrent qu’une réduction de la vitesse de 110 km/h à 90 km/h permet d’espérer une réduction du bruit émis par les véhicules de l’ordre de 1,5 à 2 dB(A), voire plus.

Cette limitation de la vitesse réduirait aussi la pollution atmosphérique émise par les véhicules. La pollution atmosphérique tue  60 000 personnes en France par an, or, selon l'ADEME, la limitation de vitesse a   un effet positif sur les missions et les concentrations de polluants. La baisse des missions peut atteindre 20% pour les oxydes dazote et les PM10  et amène une amélioration notable de la qualité de l'air ambiant.

La limitation de la vitesse réduirait enfin les risques d'accident à l’approche du giratoire du Moustoir. Une étude de la Direction Interdépartementales des Routes Méditerranée de juin 2012 indique que « les heurts en queue de bouchon représentent près de 33% des accidents ; ils se produisent du fait du passage très rapide d’une vitesse élevée à un fort ralentissement, voire une situation d’arrêt […] La réduction de la limitation de vitesse de 110 km/h à 90 km/h permet de réduire la distance de freinage d’un tiers. »

Nous n'acceptons pas le chantage des services départementaux qui nous menacent de retirer toute protection acoustique en cas de vitesse limitée à 90.

Toujours en vue de réduire le bruit, nous demandons

  • que Kergoal bénéficie d'une protection acoustique. Aucune protection acoustique n'y est prévue. Ce hameau est pourtant actuellement fortement impacté par le bruit, estimé de 62 à 64,3 dB(A) en période diurne et de 54 à 56,3 dB(A) en période nocturne.
  • que le secteur de l'allée des Camélias bénéficie également d'une protection  : ce quartier est actuellement fortement impacté par le bruit, estimé de 60,6 à 62,6 dB(A) en période diurne et de 50,6 à 54,6 dB(A) en période nocturne,

Dans ces deux cas, l'argument selon lequel la mise à 2x2 voies n'aggraverait pas sensiblement la situation actuelle et donc dispenserait réglementairement d'établir des protections est pour nous irrecevable. C'est faire fi du quotidien des habitants.

Le nouveau quartier de Lenn Sec'h doit lui aussi être protégé par des dispositifs anti-bruits performants, d'autant que ce quartier est appelé à se développer et que, comme Kergoal, il se trouve à proximité d'un échangeur et de ses voies d'accélération.

Il est nécessaire que l'échangeur de Restendrezen soit positionné de manière à ce qu'il ne génère pas un bruit accru sur tout ce quartier de la commune.

Il est nécessaire enfin qu'à la hauteur de Kerustantin – et uniquement là – le doublement se fasse par l'ouest. Le doublement par l'est placerait la première maison à 40 m de la 2x2 voies. Les difficultés techniques évoquées sont surmontables. De plus, les terrains situés à l'ouest sont des terres incultes ou un délaissé de voie communale, alors que les terres impactées par un doublement à l'est sont cultivées.

Ces demandes sont unanimes de la part des riverains, des associations et du Conseil municipal, ainsi que M. le Maire de Caudan vous l'a écrit. Elles appellent une autre réponse que la fin de non-recevoir et la certitude d'avoir raison contre tous.

Nous redisons que le projet tel qu'il a été présenté, est pour nous inacceptable tant par ses effets sur la santé et la qualité de vie des Caudanais (pollutions, bruit) que par la dévalorisation des logements ou la dégradation de l'image de la commune qui en découlent.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président, nos salutations distinguées.